Le robotaxi de Tesla fait payer ses courses. Sa prochaine présentation est une voiture de 2017.
Le Cybercab prend désormais des clients payants à Austin. Le 1er octobre, Tesla dévoile enfin le Roadster, neuf ans après sa première présentation. Ce que chacun de ces deux événements vous apprend.
Tesla a officiellement lancé le Cybercab à Austin, au Texas, le 3 septembre : un robotaxi à deux places, sans volant ni pédales. Dès le lendemain, des passagers payants pouvaient le réserver via le service Robotaxi existant de Tesla. Le prochain événement de Tesla aura lieu le 1er octobre à Waco, au Texas, où l'entreprise présentera le Roadster de nouvelle génération, une voiture qu'Elon Musk avait dévoilée pour la première fois en novembre 2017.
Le Cybercab : ce que « sans volant » signifie vraiment
La plupart des services de conduite autonome actuels utilisent des voitures ordinaires équipées de capteurs, avec des commandes qu'une personne pourrait encore utiliser. Une voiture sans volant ni pédales supprime entièrement ce filet de sécurité. Chaque trajet dépend d'un logiciel capable de gérer toutes les situations, car le passager n'a rien pour reprendre la main. C'est pourquoi il s'agit d'un pas plus important qu'il n'y paraît, et pourquoi les régulateurs y portent une attention soutenue.
C'est aussi un pari sur les coûts. Une voiture conçue pour être conduite uniquement par un logiciel peut se passer des pièces dont un conducteur humain a besoin, ce qui est le moyen par lequel les entreprises de robotaxis espèrent proposer des courses moins chères qu'avec un chauffeur.
Le test des prix
Cette promesse ne s'est pas encore concrétisée. Le jour du lancement, l'Austin American-Statesman a comparé les tarifs sur un même trajet : un Model Y aux couleurs du Robotaxi Tesla était proposé à 19,58 $, tandis qu'Uber annonçait 12,96 $ pour une voiture électrique. Un trajet un jour donné ne prouve pas grand-chose, mais cela rappelle que l'autonomie n'a pas encore rendu les courses moins chères pour le passager.
Le Roadster, neuf ans plus tard
L'événement du 1er octobre est réservé, sur invitation, aux détenteurs d'une réservation du Roadster, dont beaucoup ont versé des acomptes il y a des années. C'est la première date confirmée pour cette voiture depuis son aperçu en 2017. Tout le monde ne juge pas ce calendrier avec bienveillance : le site spécialisé dans les véhicules électriques Electrek estime que Tesla remet en scène des produits annoncés il y a des années pour maintenir l'attention sur l'entreprise.
Pour un lecteur du monde des affaires, le Roadster compte moins comme voiture que comme signal. Observez combien des promesses initiales survivent : le prix, l'autonomie et, surtout, une date de production qui tienne.
Les questions à vous poser
- Là où le Cybercab circule aujourd'hui, qui est responsable en cas de problème ?
- Quand les tarifs des robotaxis passeront-ils réellement sous ceux d'une voiture avec chauffeur, et sur quelles preuves ?
- Parmi les spécifications que Tesla présentera le 1er octobre, lesquelles s'accompagneront d'une date de livraison ferme ?
- Si votre activité dépend du transport local, qu'est-ce qu'une flotte sans conducteur changerait, et quand ?
Ce qu'il faut surveiller ensuite
Deux chiffres après le 1er octobre : la date de production ferme du Roadster, et la question de savoir si les tarifs du Cybercab à Austin passeront sous ceux des services de VTC auxquels il fait concurrence.
Sources
- Motor1 : lancement du robotaxi Tesla Cybercab à Austin le 3 septembre 2026
- InsideEVs : le Cybercab de Tesla effectue des courses de robotaxi payantes
- Austin American-Statesman : Tesla Cybercab ou Uber ? Comparaison des tarifs le jour du lancement
- Motor1 : la date de présentation du Tesla Roadster confirmée pour le 1er octobre
- TopSpeed : présentation du Tesla Roadster fixée au 1er octobre 2026 à Waco
- Electrek : Tesla va relancer des produits lancés il y a des années
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